Interview NEC Episode #4 / Kit Thomas
24 avril 2007 | Interviews | par

Ils ont créé leur entreprise, ou exercent une activité ayant rapport avec la création en indépendant. Ils ont grandi avec Internet, et ont créé ou expérimenté les nouveaux comportements relationnels en vigueur sur le web.

Sans avoir forcément étudié la question, ils renouvellent nombre de pratiques marketing, s’interrogent sur leur propre marque et sur la manière de se vendre, tout en réduisant la distance entre eux et leurs publics. Découvrez les nouveaux entrepreneurs de la création !

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Épisode #4 : Kit Thomas, chanteur / vidéaste / photographe

Ça serait sans doute plus simple d’avoir un seul nom mais entre identifiants, noms de scène, identité civile et pseudos, on s’y perd. Moi le premier.

Je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression que l’on s’habitue à en changer pour chaque projet. En photo, c’est Henwood, en video c’est Khenwood, en musique : K-baboon et aujourd’hui pour un projet musical – pas-si-solo-que-ça – c’est Kit Thomas. Et je viens de Royale Cité (Versailles, NDLR).

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Après avoir répété pendant plusieurs mois pour un concert-marathon de 4 heures dans une pizzeria avec les 8LPM! à l’époque du lycée (au menu : pizza à volonté, mousseux, tiramisu + 4 sets d’une heure et 3 entractes) il n’y a plus eu de lives pendant des années. Des morceaux enregistrés en studio à 2 avec Charli Circus nous ont servi de base de répétition lorsque qu’on s’est mis en tête de remonter sur scène en 2003. Le déclic : un morceau sélectionné sur le compile "Hip hop acoustique" du label Travaux Publics, fin 2004. Ça nous donne envie de faire de la musique dans le sillon de Rubin Steiner et Boogers et puis viennent 2 autres sélections sur les compiles TP, une vingtaine de concerts en 2 ans, et une sélection sur la compile CQFD des Inrocks en décembre dernier.

Ma petite entreprise.

Le mot entreprise est à prendre dans le sens de "entreprendre un projet", dans mon cas. Au fur et à mesure, ça devient une petite entreprise pour en fin de compte sortir un disque !

En parallèle au groupe, l’idée de mettre en forme des morceaux vieux de 10 ans fait son chemin. En apprenant à "jouer" de la guitare, j’ai pris quelques notes à l’époque. On part l’été dernier pendant 2 semaines avec le groupe et tous mes brouillons dans le but de revenir avec 15 titres. La production et les arrangements sont assurés par les 8LPM! .

Mission accomplie.

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Le mastering et l’édition de l’album par "La Cavalerie" se sont fait dans mon entourage. C’est incroyable d’assister à une telle émulation et de sentir ce réel plaisir de formaliser une idée, qu’elle passe entre les mains d’autant de personnes dont je salue au passage le talent et l’enthousiasme. C’est pour ça que "projet solo" ne me convient pas. On est une dizaine à bosser sur ce projet.

Le sujet de l’identité visuelle arrive dans les conversations et en parlant avec Charli Circus – producteur et pianiste à un doigt – on se dit qu’on a de quoi faire avec toutes les photos que je fais … Une autre activité que j’adore. On décide tant qu’à faire de monter une série d’expos photo. Ces 2 projets se renvoient la balle en quelque sorte. Quelques amis entrent dans la boucle et  me permettent de mettre sur pied 2 séries de 20 photos qui représentent l’univers de mon album. L’une est à Toulouse au Gallery et l’autre au Théâtre Montansier à Versailles. D’autres lieux d’expositions se profilent …

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L’album et les expos se regroupent sous le nom "The WA Salute". Un clin d’œil aux promeneurs australiens qui agitent leurs mains pour chasser les mouches qui s’invitent sur leurs visages. C’est du vécu.

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Pas mal de pistes de distribution et d’exploitation bien engagées … Je n’en dis pas plus, rien n’est signé … Mais jusqu’à maintenant je participe à un projet béni !

Ton utilisation du web ?

Comme pas mal de groupes, j’ai une page Myspace où j’ai 4 chansons en streaming et quelques photos qui renvoient vers mes expos.

A la base on pouvait mettre ses chansons en téléchargement, ce qui était pas mal. Je ne spamme pas du tout pour la promo, je vais vraiment sur des pages que j’aime bien et je laisse des messages personnalisés, ou plutôt des visuels que je crée. Finalement je donne plus l’adresse de ma page aux gens que je croise que du "porte à porte" impersonnel sur internet. Je ne vais sur aucun forum. J’ai juste un blog pour mes photos.

Sinon, pour la photo, je participe à des concours. Par exemple mon dossier a été accepté par le site d’American Apparel. Ils ont une galerie virtuelle pour mettre en avant les réalisations d’amateurs. Pas mal d’opportunités de ce type sur le net.

Pourquoi ces outils plutôt que d’autres ?

J’utilise les quelques sites que la majorité utilise, l’exposition y est plus importante … Et puis une fois qu’un service nous convient, on va rarement chercher à changer. C’est valable pour Myspace en particulier. Pour  les autres, si je ne les utilise pas c’est que je ne les connais pas ! Je suis loin d’être incollable sur les réseaux de communication sur internet. Ce n’est pas vraiment mon but, de toute façon, je vais inonder la FM !

Internet a changé quelque chose dans ton secteur d’activité ?

Un peu mon neveu ! Par exemple, je fais une compile de remixs des titres de mon album. Je suis allé directement sur les pages Myspace de Mellow et MarK B. que j’adore mais que je n’ai jamais rencontrés. Ils ont aimé une chanson et montré de l’enthousiasme pour le projet. En deux mails, l’histoire était réglée. Je leur ai uploadé sur zShare les pistes séparées et ils planchent sur un remix de Kit Thomas !!! C’est vraiment un truc qui m’a fait super plaisir. Non seulement d’avoir eu un contact direct avec des artistes que je mets en haut du podium, mais aussi qu’ils aient accepté de participer au projet. Internet permet de réaliser des petits rêves comme ça tous les jours.

Des "gros coups" grâce à internet ?

Mon gros coup c’est d’avoir envoyé la première boule de neige virtuelle de la saison à Elton John. Il n’a vraiment pas apprécié.

Une anecdote, pas un buzz … Il y a quelques mois, on m’a rapporté que Xavier Boyer, le chanteur de Tahiti 80, a dit à une soirée qu’il n’écoutait pas grand-chose à part un gars sur Myspace … un truc qui s’appelle Kit !!! On ne s’ai jamais vu, jamais parlé, il ne savait pas que j’existais ! Internet réduit le degré de séparation de 6 à 2 personnes. Phénomènal !

Mardi prochain, dans notre série "Les nouveaux entrepreneurs de la création", découvrez le vidéaste " from outer space" Charli Mars.

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COMMENTAIRES
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  1. Jean-Marie

    Très intéressant cet interview, merci à l’équipe Trendsnow.


  2. Traz

    Ye, cool, d’accord avec toi quand tu dit qu’internet à réduit le degré de séparation de 6 à 2 personnes. Moi aussi je me suis fait un myspace… http://www.myspace.com/trazdesign ;-)


  3. speed

    effectivement interressant ce type de dossier


  4. LANDRY

    Bonjour, content de voir tes passions
    amitiés d’un cousin