Quelque chose me dit que jeudi soir je n’étais pas la seule à apprécier la Fête de la Musique en plein air, sorte de rappel furtif de ce que devrait être la liberté d’expression artistique dans notre cher hexagone ! Une fois de plus, il suffisait de descendre dans la rue pour redécouvrir ce que signifie la notion d’éclectisme (vous savez, ce mot noir banni de TF1 ou encore d’NRJ !).
Rap, pop, rock, house, slam, électro, soul, jazz se côtoyaient, à quelques pas les uns des autres, sans quotas ni messages commerciaux. Le 21 juin se veut définitivement être un bouillon de cultures agréable qui nous offre pour toute télécommande un simple plan des rues de la ville !
Agréable surtout parce que les radios musicales françaises ont de quoi décourager les musiciens les plus motivés. NRJ, Europe 2 ou comment matraquer les auditeurs de pseudos tubes commerciaux basé sur des boîtes à rythme et 3 notes d’un succès des 80’s … Topmusic, RFM, ou comment répéter inlassablement les mêmes morceaux phares dans un ordre quasi identique pendant 24h …
Aie, aie, aie, on dirait que la créativité de la jeune génération française est au point mort … NON, au contraire ! Mais qui peut lutter contre l’appétit commercial grandissant des producteurs et radios célèbres soi-disant promoteurs de bon son, ceux-là mêmes qui préfèrent privilégier les faiseurs de mélodies populaires vendeuses aux musiciens plus décalés mais talentueux !
Aujourd’hui pour être reconnu musicien ou pour en vivre il faut plaire au plus grand nombre et surtout au plus grand pouvoir d’achat, la qualité n’étant, bien sûr, pas un critère déterminant ! Et pour ceux qui rêvent de découverte de nouveaux genres, de changement et de vraies musiques ? Eh bien continuez de saigner des oreilles sur la bande FM !
Jeudi soir je suis passée du rock festif à de la house (merci Martin Castello), et alors ? Est-ce qu’apprécier deux genres différents fait de moi une non-consommatrice de l’un des deux ? Je ne pense pas. Ne soyez pas si frileux messieurs programmateurs !
Alors je vote une deuxième fête de la musique pour le mois de juillet, quand je connaîtrai le tube de l’été par cœur et qu’il se rangera avec le générique de Secret Story dans la case "Nocif" de mon pauvre cerveau, parce que je doute que d’ici là, la musique ait repris le dessus sur l’argent !
tout à fait d’accord avec toi…
Vive la fête de la musique, à partir de minuit la majorité était bourrée, encore un pretexte pour boire, les bastons allaient bon train. Franchement une grosse déception ! A part ça effectivement, certains musiciens motivés et doués !
Héhé ca fait parti de l’ambiance.Pour certains la fête de la musique n’est qu’un prétexte pour se biturer;comme la dit Ness(encore un bon édito,bien qu’un tant soit peu pésismiste sur quelques points)est non pour écouter de la musique puisque leurs seules sources sont la radio,et les succés commerciaux..Il faut faire avec,c’est aussi cela la démocratie.
Hé Ness !!!! Merci pour ton ptit message au passage. Effectivement la fête de la musique est une journée qui permet pour beaucoup de faire partager leurs visions de la musique et de son approche.
Je suis assez d’accord avec toi en ce qui concerne les radios, c’est le dur jeu de la musique d’aujourd’hui ; mais courage les circuits parallèles se mettent en place. Pour ma part, sans faire de critique envers le public et pour en avoir l’expérience, il existe seulement 2 jours en France, ou le « public » est OPEN dans une grosse globalité : la fête de la musique et nouvel an. En effet, à la fête de la musique tu peux vraiment te permettre plusieurs styles et même faire découvrir certaines musiques que tu n’oses pas mettre en club…
A qui la faute ? Un peu tout le monde : les radios, les majors, les patrons qui ont laissé le chiffre d’affaires dépasser le style et l’ambiance et le public qui se conditionne pour la fête de la musique à entendre de tout et de rien. Bref ! Je ne fais aucun rapport ambigu, et j’apprécie toujours autant la fête de la musique. La curiosité et la culture sont disponibles pour chacun de nous ! A nous justement de savoir l’apprécier et d’éviter de sortir des phrases à la va vite du style : « C’est quoi cette musique de merde ! », « C’est quoi se Dj de merde » etc…
Et malheureusement, on n’a pas ça outre-quiévrain, et ma foi c’est bien dommage. Un de ces quatres j’irai faire la fête de la musique à Lille qu’est à deux pas, juste pour goûter un peu à cet éclectisme.
Par chez nous on se débrouille avec nos fêtes de wallonie, sauf que ça n’a lieu qu’à Namur, et pas dans toute la Belgique.
(Et c’est aussi un prétexte pour certains pour se murger la tronche et chercher la bagarre à tous les coins de rues, mais que voulez-vous, ma bonne dame, on peut pas empêcher les cons d’être cons.)
PS : J’viens d’aller jeter un oeuil (et une oreille aussi, d’ailleurs) sur ton site, m’sieur Costello, et j’aime beaucoup, bienvenue dans ma playlist. ;)
Skiant > Merci beaucoup, et content que ça te plaise. Encore quelques jours pour la nouvelle compil :p
Pour revenir en ce qui concerne les bagarres, je pense que ça existe depuis bien longtemps…Mon père me racontais ses bals de jeunesse, c’était déjà la même chose…