Lancé par l'EPFL+ECAL Lab, le grand workshop de design international Sunny Memories offre une nouvelle vision de l'énergie solaire à partir de la cellule solaire à colorant créée à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Inspirée du monde végétal et de la photosynthèse, elle permet de dompter l'énergie solaire avec des surfaces flexibles, colorées, voire transparentes. Tous les détails dans la suite !

Quatre grandes écoles internationales de design ont exploré les perspectives de cette technologie pour renouveler notre relation avec l'énergie et la lumière: le California College of the Arts (CCA), le Royal College of Art de Londres (RCA), l'Ecole cantonale d'art de Lausanne (ECAL) et l'Ecole nationale supérieure de création industrielle de Paris (ENSCI). Au total, plus de 80 étudiants ont ainsi donné une vision de cet avenir solaire, sous le leadership de grands noms du design. Trois catégories distinguent l'ensemble des travaux sélectionnés : les
projets réalisables et fonctionnels aujourd'hui; ceux avec un potentiel
de diffusion à deux ou trois ans et enfin; ceux réalisables selon des
projections à dix ans.
"Floating Chair" par Diana Chang – California College of the Arts
Doté d'un socle constitué par un ensemble continu de cellules solaires à colorant qui créent un halo de lumière sécurisant sous le siège, le concept de banc public "Floating Chair" donne une impression visuelle d'apesanteur du meilleur effet.

Le CCA, le California College of the Arts est une école d'art et de design située au centre de San Francisco. Yves Béhar, Rick Lewis et Brian Gulassa ont travaillé avec une classe de 18 jeunes étudiants, tous dans la première moitié de leur bachelor. Le workshop a permis une approche inédite des modes de fonctionnement de la société. L'introduction de nouvelles technologies a suscité des regards neufs sur des objets fonctionnels: une boîte aux lettres envoie un message électronique à son propriétaire dès qu'un courrier est arrivé, un banc éclairé rend les parcs publics plus rassurants et conviviaux par la lumière qu'il dégage, un panneau de signalétique pour pistes cyclables donne des informations précieuses pour les voyageurs. Autant d'objets qui offrent des possibilités vers une expérience inédite pour l'homme utilisant la technologie solaire comme support.
"Horn" par Guillian Graves – Ensci
Avec une forme inspirée par les vieux gramophones, l'enceinte "Horn" permet d'optimiser la diffusion du son dans des environnements de lumière diffuse grâce à l'efficacité des cellules solaires à colorants.

L'ENSCI, l'Ecole nationale supérieure de création industrielle basée à Paris, a profité des progrès technologiques pour réinventer l'usages d'objets quotidiens. Une radio aux multiples couleurs dues aux cellules solaires, un réveil au design étonnant ou un haut-parleur rappelant le gramophone, autant de projets mêlant technologie et création. Le workshop a été l'occasion de questionner la notion de progrès, tout en proposant de nouvelles formes esthétiques aux objets fonctionnels. Les projets présentés s'autonomisent: les plantes poussent toutes seules, la musique se diffuse n'importe où, les téléphones portables se rechargent sans y penser.
"Solar Garden Glow" par Emma Castelton – RCA
Les luminaires "Solar Garden Grow" sont constitués d'un cordon, doté d'une baterie et de 6 cellules solaires à colorant dotées de LEDs, qui se lance ou s’enroule sur n’importe quelle branche pour diffuser une lumière douce et chaleureuse une fois la nuit tombée.

Le RCA, le Royal College of Art a abordé le workshop de deux manières. Les enseignants de la plateforme 12, Sam Hecht, Durrell Bishop et André Klauser se sont basé sur le constat que peu de produits à l'énergie solaire ont un réel impact. Les étudiants avaient alors pour consigne de réaliser des objets plus fonctionnels en utilisant les nouvelles cellules solaires. De son côté, Christoph Behling a demandé à un groupe d'étudiants d'aborder une approche plus prospective, laissant plus de liberté à l'imagination. Des luminaires de jardins qui se jettent sur les branches en passant par la radio cellule jusqu'au projets urbains, les travaux présentés offrent des perspectives surprenantes souvent très étudiées sur le plan technique.
"Acedia" par Geoffroy Buthey et Vanessa Hordies – ECAL
Coussin géant tressé avec des bandes solaires et des bandes de feutre, "Acedia" prouve par l'exemple la flexibilité et le potentiel visuel et tactile des technologies solaires dans des objets de tous les jours.

L'ECAL, l'Ecole cantonale d'art de Lausanne a exploré les nouvelles perspectives promises par la cellule solaire à colorant sous l'égide de Jörg Boner. Une trentaine d'étudiants de deuxième année en design industriel ont travaillé par groupes de deux ou trois pour réaliser leurs projets. Les étudiants bénéficiaient d'une liberté thématique totale et ont dès lors proposé une grande diversité d'objets. Un chargeur pour SDF permet de recharger une petite radio dans la rue, le coussin tressé, le chapeau et l'écharpe démontrent les textures dont peuvent se parer les cellules, alors qu'on bol ouvre une révision fondamentale de la position des cellules solaires dans la matière.
Plus …
L'ambitieux projet Sunny Memories qui démontre le potentiel
d'innovation à l'interface entre design et ingénierie a vu le jour
grâce à l'engagement du banquier privé genevois Lombard Odier, pionnier
dans le domaine de l'investissement responsable.
Sunny Memories donne lieu à une publication présentant les 28
projets sélectionnés ainsi qu'à trois expositions en 2009, à
l'EPFL+ECAL Lab (Renens), à l'ENSCI (Paris) et au RCA (Londres).
J’ai fait une rcherche au Lux c’est MUDAM, mais c’est plus Art contemporain, il n’y a pas de Design. Si… Bouroulec et Konstantin Grik, ont été pistonné par l’ancienne Directrice qui est Française, comme par hasard (j’ai lu un article) pour créer de l’ameublement à l’intérieur, mais sa va pas plus loin…. C’est plutôt réservé…Et c’est un petit monde sans intérêt.
Oui j’ai maté la Video. a à l’air d’être un sacré Monsieur. Mais attention le discourt de financement, c’est ce que je comprend le monde de la finance et les plus riches. Par contre de là à dire que c’est l’une des meilleur école du monde, à chaque fois cela me fait poufer de rire, à chaque fois j’entends de par et d’autre on sort de la meilleur école de la galaxie… Mais non, je préfère rassurer tout le monde, c’est pas l’école qui forme un bon Designer, un bon Artiste, c’est sa personnalité et sont talent qui fait tout, et c’est implacable. On peut être de la meilleur école du monde, si on est creux on reste creux. C’est après 10 ans, que l’on voit si la personne en a de le slip, pas à l’école ni à sa sortie, 10 ans après !!!!!
Jeunes designers forcément orientés vers le futur ou chefs d’agence, j’ai besoin de vos lumières, de votre avis pour un débat avec les profs de « grandes écoles » de design… Je vous encourage à télécharger le fichier PDF de l’institut du futur de Californie sur le futur du design et me dire ce que vous en pensez…
http://iftf.org/system/files/deliverables/SR-1154+TH+2008+Maker+Map.pdf
Mail:http://whspr.me/Ps
PROJETS A VOIR A l’Ensci
Du 11 juin au 1er juillet, Espace Viénot 1
Exposition « Sunny Memories, designing the True Colours of Solar Energy »
A l’occasion du parcours parisien des Designer’s Days, l’ENSCI accueille une exposition consacrée à l’énergie solaire, conçue par l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) et l’ECAL Lab, à laquelle ont participé quatre grandes écoles de design : California College of the Arts (San Francisco/USA), Royal College of Art (Londres/GB), ENSCI (Paris/France), Ecole cantonale d’art de Lausanne (Suisse). On pourra voir les 25 meilleurs projets conçus par les élèves de ces écoles et encadrés par Yves Béhar et Rick Lewis pour San Francisco, Christophe Behling, André Klauser, Sam Hecht et Durrell Bishop pour Londres, Jean-François Dingjian pour Paris et Jörg Böhner pour Lausanne.