Rencontrés en aparté le dimanche après-midi, quelques heures avant leur concert sur la grande scène des Eurockéennes de Belfort 09, découvrez l’interview de Deck D’Arcy et Christian Mozzalai, respectivement bassiste et guitariste du désormais célèbre groupe français Phoenix. Enjoy !
Soundshunter : Présentez vous en quelques mots.
C. & D. : Deck D’Arcy bassiste et Christian Mozzalai guitariste.
SH: Comment vous êtes vous rencontrés?
C. : Phoenix, on est en 1992, on se connait, on est haut comme trois pommes.
D. : En fait on s’est rencontré au CP avec Christian.
C. : On s’est rencontré très jeunes on a fait de la musique ensemble depuis qu’on a 10 ans.
SH: Quelles sont vos influences?
C. : Il y en a énormément, mais les premiers groupes sont My Bloody Valentine, des groupes anglais comme ça.
SH : C’est ce qui a été déterminant dans le choix de chanter en anglais?
C. & D. : Oui exactement.
SH : Cela n’a t-il pas été un handicap pour conquérir le public français?
D. : Peut être.
C. : Ça l’a peut être été à un moment, mais on n’a jamais pris ce facteur en considération.
D. : On ne créer pas en fonction du succès,
C. : Nos choix artistiques ne dépendent pas du succès, c’est vraiment secondaire.
SH : Ce n’est pas la première fois que vous venez aux Eurockéennes, qu’est ce qui vous a donné envie de revenir?
D. : Ça c’est super bien passé la dernière fois, on joue au même endroit, presque au même moment. Mais bon ça met un peu la pression vu que la dernière fois ça c’est bien passé, on doit faire quelque chose de mieux. Il faut juste espérer qu’il ne pleuve pas.
SH : Par rapport aux autres festivals qu’est ce que vous trouvez de différent ici?
D. : Les Eurocks font parties des gros festivals. C’est un gros festival, on aime bien les petits et les gros, en fait on aime bien un peu tout.. ce qui est intéressant c’est de faire des choses différentes.
C. : on peut aussi bien faire des petits festivals, comme hier on était en Allemagne, ou des gros.
D. : la dernière fois on était a Arras c’était super, on était en plein milieu d’une place.
C. : En plus ici il ya des bon groupes dans la programmation. C’est bien !
SH : Que pensez vous de la programmation de cette année?
C. : Glasvegas, Passion Pit, il y a vraiment des bons groupes.
SH : Concernant votre dernier album Wolfgang Amadeus Phoenix, qu’est ce qui vous a influencé dans le choix des titres et des musiques?
D. : A la base on voulait faire un album futuriste par rapport aux précédents. On avait un tas de concepts qu’on a abandonnés assez vite, mais c’est toujours pareil, dès qu’on part d’idées qui sortent de notre cerveau elles sont assez vite ringardes, donc on préfère se laisser aller au gré du hasard et de quelque chose d’excitant, ce qui créer la magie des morceaux. On a assez peu de restrictions.
C. : On voulait faire un album risqué, avec du risque.
D. : Un album est à chaque fois un risque, on ne sait jamais vraiment comment le public va le prendre. Quand on a terminé cet album, on était vraiment content mais on pensait que le public ne suivrait pas.
C. : En fait on peut le dire, je crois, c’est notre plus grand succès, mais on n’arrive toujours pas à comprendre. Sur scène c’est quelque chose d’incompréhensible!
SH : Avez vous une préférence pour un titre en particulier?
D. : L’album est assez court, on l’a chéri, c’est du concentré.
C. : A la base on avait 15h de musiques qu’on a concentré en 35 min.
C. & D. : « Love like a sunset », cette musique on l’a commencée au début de l’album et on l’a finie à la fin, on a mis un an et demi pour la faire, on en a bavé! D’ailleurs elle est au milieu de l’album comme ça on ne la loupe pas.
SH : Un titre qui vous représente? Un groupe?
C. : Le nouvel album que j’écoute beaucoup est « Music for airport » de Brian Eno.
Je connaissais de nom et je pensais que c’était un peu chiant, mais en fait c’est fabuleux.
C’est le nouveau groupe minimaliste que j’écoute, d’ailleurs on l’écoute tous dans les loges après le concert pour faire le vide.
SH : Comment vous préparez-vous pour la tournée? il y a un truc spécial?
D. : Non, pas vraiment. Pour travailler on réfléchit, on a pas beaucoup répété,
C. : en ce moment on vit au jour le jour. On réfléchit le moment venu, par exemple on ne sait pas encore ce qu’on va faire ce soir.
D. : On conceptualise plus pour les tournées que pour les albums en fait. Car c’est quelque chose de concret. il faut prendre plus de temps pour réfléchir afin d’aboutir à un bon résultat.
SH : Un rituel avant les concerts?
C. : Les marches d’escaliers, il y a toujours des marches d’escaliers ! Donc on fait n’importe quoi pendant dix minutes entre nous! [Rires]
Encore un grand merci à Deck D’Arcy et Christian Mozzalai pour leur disponibilité et ce moment sympathique passé en leur compagnie et bonne chance pour leur novuel album Wolfgang Amadeus Phoenix.
Pour en savoir plus sur Phoenix, les dates de concert, la discographie, … tous les détails sur le site officiel ou le Myspace du groupe !