Bare bones, le projet local
05 novembre 2009 | Design | par

Initié par le constat d’une production de plus en plus mondialisée, perdant de ce fait les spécificités locales de nos territoires, « Bare bones, le projet local » est le projet de diplôme du jeune designer Romain André qui vise à réactualiser les savoirs-faire traditionnels au profit d’une production de design local, typique et contemporaine. Tous les détails et le process de fabrication en images dans la suite !

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Mené sur le territoire rhônalpin, ce projet est le fruit de la collaboration entre 3 acteurs majeurs : Romain André, le designer, LA FABRIQUE, atelier de menuiserie, et une exploitation forestière toute proche fournissant le Noyer et le Châtaignier. A cheval entre le savoir faire typique du menuisier et l’instinct créatif du designer développé à même l’atelier, ce projet s’impose par sa simplicité. Assemblé sans colle, l’ensemble de ces produits font de cette gamme un projet 100% local, mêlant ressources humaines et matérielles maitrisées et exploitées sur un territoire restreint.

Tous les détails du process en images dans la galerie

Credits photos & copyrights Romain André

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COMMENTAIRES
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  2. annabeL

    intéressante démarche, la relation designer et artisan devrait encore plus se démocratiser à mon avis.


  3. Quentin

    Un projet très subtile et encourageant quant à l’avenir de nos productions… jolie reflexion et beau partenariat. Un grand bravo.


  4. aaaaa

    Est ce que le designer peut se substituer à l’artisan ?
    L’intégration du designer dans l’artisanat réduit peut être le rôle de l’artisan à un simple rôle d’exécutant.
    Pour ce projet, je ne vois pas trop l’apport du designer.


  5. arthur-o

    Il est vrai qu’on peut se demander l’utilité du designer ici. Je pense qu’il est plus présent dans le concept, la démarche de conception (relation entre artisan et l’exploitant forestier…peut être, si l’on considère qu’elle n’était pas présente avant?!). Mais quand au design lui même et aux solutions techniques (connues et largement éprouvées), le talent de beaucoup d’artisans aurai suffi a apporter la même réponse au niveaux stylistique. Néanmoins, ce travail à tout de même le mérite de revenir a une certaine simplicité techniques et stylistique.


  6. Sam

    « À cheval entre le savoir faire typique du menuisier et l’instinct créatif du designer développé à même l’atelier, ce projet s’impose par sa simplicité. »
    Tout est dit pour répondre aux deux commentaires du dessus.
    Joli projet !


  7. emilie

    je pense que les précédents coms mettais en doute l’aspect créatif du projet, rien de plus. j’aime la simplicité de ce projet mais admet que ce n’est pas d’un créatif dément…Bon partenariat, mais design pas vraiment novateur. Tradition du savoir faire et projet (et donc design) vraiment décalé, là ça aurait été bien…


  8. Julien

    En total désaccord avec Emilie.
    L’interet de ce projet est clairement de s’imposer par sa simplicité. A la fois d’assemblage, de frabrication et naturellement esthétique. Cette production entre tout à fait dans cette logique du design actuel qui prône un retour à la ligne pure, justifiée et simplifiée (Tabourets en liège de Marc Newson par exemple…)
    Si pour toi, design signifie style, alors je comprends que ce projet ne t’impressionne malheureusement pas…


  9. emilie

    J’ai posté ce message en réponse à « aaaa » si si il y en a qui se nome ainsi… Effectivement comme lui je ne voyais pas bien l’apport du designer dans ce projet, effectivement il suffi de se promener dzsn nombre de salon dédié à l’artisant pour s’apercevoir qu’un artisant n’a pas besoins de designer pour arriver a un résultat similaire. Alors après on peut s’interroger sur la capacité des artisants a être designer… Alors effectivement je ne suis pas impressionnée, et je ne vois meme pas comment un projet reprenant des techniques d’assemblages qui comme le dis arthuro sont connues et utilisé depuis des siècles (certainement) et cela doublé d’un design (certe sympa) n’apportant pas vraiment de réelle émotion, c’est du déjà vu! Ce projet aura néanmoins le mérite d’ètre polémique à ce que je vois…


  10. marion

    à mon avis l’artisan et le designer se complètent, meme parfaitement dans ce projet par le savoir apporté par chacun


  11. Georges

    Le rôle du designer ne peut il pas, alors, être un synthétiseur de compétences?
    Le designer n’est pas qu’un dessinateur, mais un concepteur à part entière. Sa légitimité dans ce projet prend naissance pour moi dans sa capacité à créer un réseau de compétences, au service d’une forme et d’un projet, certes, simple mais efficace et fonctionnel.


  12. Pingback : Geoffroy Baud | gb@geoffroy-baud.com » Blog Archive » The Vertical Village Concept

  13. catherine

    Georges tu as raison, mais ici le designer n’est visiblement qu’un dessinateur. Je ne pense pas que l’artisan ai besoin de lui pour entrer en relation avec la réserve de bois du coin ou la scierie la plus proche…. De plus il n’a apporté ici aucune solution que l’artisan lui même ne connaissait auparavant.


  14. jeux de cuisine

    Le créateur tente de marier design moderne et artisanat traditionnel.


  15. Zut ZutZut

    démocratiser la relation designer et artisan ? Le design artisanal ne peut être democratique ou alors j’ai pas lu le peit starck illustré… Il suffit de sortir de chez nous ou de lire Li la tendanseuse.de Eindhoven


  16. Zut Zut Zut

    Li Edelkoort.
    « Tous les artisans exposés à Stavanger ont des sites Web. Le fait main et le high-tech marchent ensemble. L’artisanat va connaître un revival, on va s’enthousiasmer pour l’exclusif. Bientôt chaque objet pourra être singulier. Sur mon bureau à Paris, je n’ai presque rien, hormis des champignons. Ils évoquent le monde psychédélique, hallucinatoire. Nature et technologie se rejoignent ; le temps de la technologie pur et dur est révolu. Je suis sûre que nous allons utiliser les champignons dans l’architecture. Je sens un retour de la rondeur et de la bactérie, du proliférant. Tout me dit que nous allons vers l’organique. Tout ce qui se fait dans les plastiques est organique. C’est notre nouvel Art nouveau. Les créateurs ont envie de faire pousser les choses, et, comme les os, la peau, on fera pousser le design. Je sais que je ne verrai pas cela de mon vivant, mais cela viendra. On va semer la forme. D’ailleurs, aux Pays-Bas, design signifie « donner forme » et j’aime cette idée du don. Les artisans exposés à Stavanger, loin d’être absents du monde, le réinterprètent. Les mangas japonais y rencontrent le design nordique. »